KKL - Keren Kayemeth Le Israël

Le KKL en bref :

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kkl - logo Le sigle KKL signifie « Keren Kayemeth Le Israël » ou « fonds pour l’existence d’Israël ».
Fondé en 1901 par Theodor Herzl lors du Ve Congrès sioniste, le KKL est le bras exécutif du peuple juif pour la rédemption et le développement de la terre d’Israël. Sa première vocation fut de racheter des terres en Eretz Israël en vue de l’installation de pionniers juifs.
Mais très vite, ses missions se sont diversifiées.

Parmi ses tâches traditionnelles, liées à la gestion des terres, on compte :

· Le défrichement de terrains pour l’agriculture,
· Le reboisement et l’afforestation,
· L’aménagement de sites pour l’habitation, l’agriculture et l’industrie.
   
Depuis, le KKL a relevé de nombreux défis, afin d’améliorer la qualité de la vie en Israël. Les plus connus sont :

· La lutte contre la désertification,
· La conservation des sols,
· La construction de réservoirs d’eau,
· L’aménagement et l’entretien de prairies et pâturages,
· La protection de l’environnement et la promotion du développement durable,
· La création de parcs récréatifs, de ceintures vertes autour des villes et de réserves naturelles,
· La construction de routes et chemins et l’aménagement de voies de sécurité,
· La réalisation d’infrastructures touristiques,
· La recherche agronomique et le développement de technologies agricoles de pointe, notamment en milieu désertique,
· La création d’aires de repos et de loisirs dans les forêts, parcs et aux alentours des bases militaires,
· La réhabilitation de cours et bassins d'eau : restauration de lits de rivière, renforcement des rives et creusement de canaux de drainage,
· La prévention contre les inondations et les feux de forêt,
· La restauration de sites archéologiques et historiques,
· L’éducation sioniste à destination des jeunes générations d’Israël et de diaspora et des nouveaux immigrants,
· La réinstallation des populations évacuées des implantations juives dans les Territoires (Yamit, Gush Katif),
Etc…

Le KKL en détail :

Le concept de rédemption de la terre d’Israël provient du commandement biblique :
« Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement » (Lévitique, 25:23).
Dépositaire de la gestion de ces terres, au nom du peuple juif tout entier, le KKL les alloue à bail pour des périodes renouvelables de 49 ans. En ce sens, il garantit l’unité et le caractère juif de la terre inaliénable d’Israël.

En effet, après avoir procédé au rachat de terres en Eretz Israël pendant près de cinquante ans, le KKL se consacra, après la création de l’État d’Israël en 1948, au défrichement, au reboisement et au développement national. En 1961, le KKL signa une convention avec le gouvernement, en vertu de laquelle toutes les terres d’État (92 % de la surface nationale) seraient administrées selon les principes du KKL, c’est-à-dire en curatelle à perpétuité au nom du peuple juif et uniquement allouées à bail. L’Autorité domaniale du KKL fut ainsi établie comme seul agent de défrichement et d’aménagement des terres pour le peuplement et le reboisement. Illustrant le principe biblique selon lequel l’usufruit de la terre revient à ceux qui la cultivent et lui accordent leur sollicitude, le KKL n’a eu de cesse, par ses acquisitions de terres, ses travaux de défrichement, de conservation du sol et de l’eau, ses plantations d’arbres, ses constructions de routes et ses efforts en faveur de la protection de l’environnement, de concrétiser la promesse sioniste de Theodor Herzl.

Histoire des grandes réalisations du KKL :

Au cours de ses premières décennies d’existence, le KKL acquit des biens fonciers en Basse-Galilée et en Judée, puis contribua à l’établissement du premier kibboutz (Deganya), du premier moshav (Nahalal), de la première cité juive moderne (Tel-Aviv), ainsi qu’à l’aménagement des cadres d’éducation hébraïque secondaire et universitaire. Il construisit des quartiers d’ouvriers et d’immigrants et s’attela au reboisement des terres désertiques.

Pendant les années trente et quarante, l’institution sioniste acheta et défricha les terres des vallées de Jezréel, Zevulon, Hefer et Beth Shean, participa à l’édification des villages « fortifiés », dits « Tour et Muraille », et au peuplement de la région frontalière septentrionale. Par ailleurs, il défricha des terres en Haute-Galilée, ouvrit à la population les collines de Jérusalem et le Néguev, afin de les assimiler à la Palestine juive, malgré les restrictions britanniques alors en vigueur.

Dans les années cinquante et soixante, le KKL assécha les marais de la vallée de la Houla, reboisa la Haute-Galilée et le corridor de Jérusalem, ouvrit de nouvelles aires de peuplement, défricha les régions frontalières, accrut ses plantations d’arbres dans le Néguev, construisit des routes d’accès aux zones isolées et mit en œuvre des projets de peuplement en Haute-Galilée.

Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, il aménagea de multiples infrastructures résidentielles sur les collines de Judée et de Galilée, aida à réinstaller les implantations du Sinaï après le traité de paix avec l’Égypte, créa des parcs forestiers et récréatifs. Il bâtit des ceintures vertes autour des villes, inaugura des sites touristiques, accéléra le développement dans la vallée de la Arava et le reste du Néguev, aménagea des barrages et réservoirs d’eau, entama le drainage de la vallée de Jezréel et apporta sa contribution au logement de milliers de familles de nouveaux immigrants.

Dans les années quatre-vingt-dix et deux mille, le KKL s’est attaché à désenclaver les régions périphériques d’Israël, le Néguev et la Galilée, afin de stimuler le développement économique et humain du Nord et du Sud du pays. Infrastructures routières, agricoles et touristiques, constructions de réservoirs d’eau, plantations de forêts, recherche et développement en matière agricole, projets éducatifs et écologiques, tout est mis en œuvre, depuis une quinzaine d’années, pour faire reculer le désert et soutenir le peuplement et le dynamisme des régions les moins denses d’Israël. Par ailleurs, le KKL a contribué au logement et à l’intégration économique, sociale et culturelle de centaines de milliers de nouveaux immigrants issus, principalement, de l’ancien bloc de l’Est et d’Éthiopie. Le KKL a également œuvré, récemment, à la réinstallation dans le Néguev des familles évacuées du Gush Katif en août 2005.

Réalisations du KKL en chiffres :

KKL - plantation d'arbres en israel
En à peine plus d’un siècle d’existence, le KKL…

· A acquis et défriché 300 000 ha de terres dont 110 000 ha pour les besoins de l’agriculture ;
· A drainé 65 000 ha de terres ;
· A assuré les travaux de terrassement de plus de 1000 localités ;
· A planté plus de 230 millions d'arbres sur plus de 100 000 ha et continue de planter 3 millions d'arbres par an ;
· A aménagé plus de 400 parcs et forêts, qui accueillent chaque année plus de 12 millions de promeneurs ;
· Entretient 4 000 ha de prairies et 40 000 ha de forêts naturelles ;
· A construit plus de 170 bassins de rétention d'eau et réservoirs, d’une capacité totale de stockage de 100 millions de m3 d’eau, soit 6% de la consommation annuelle du pays ;
· A construit 7 000 km de routes ;
· A aménagé des dizaines de sites pour le logement de nouveaux immigrants (Eilat, Ofakim, Beersheva, Nazareth, Safed, Maalot…).

Les grands pôles d’action du KKL :

Outre la promotion de l’éducation sioniste et la sensibilisation au respect de l’environnement, trois grands axes résument l’action du KKL en Eretz Israël : la terre, l’arbre et l’eau. Chacun de ces « chantiers », pourvoyeurs d’emplois, a stimulé la croissance nationale et transformé le paysage en profondeur.

LA TERRE

- Le défrichement : le KKL a acquis l’essentiel des terres sur lesquelles s’est fondé l’État d’Israël. Le défrichement de celles-ci a obéi à deux impératifs délicats à concilier : le développement et l’écologie. Depuis l’indépendance, le KKL a transformé quelque 300 000 ha de collines arides, marécages et plaines salines en champs fertiles, zones résidentielles et industrielles. Les terres rurales s’étendent sur 110 000 ha, tandis que plus de mille localités doivent leur existence au KKL. kkl - la terre israel
- La conservation des sols : en collaboration avec les autorités de drainage régional et national, le KKL restaure les rives, drague les lits de rivières et creuse des canaux de drainage destinés à minimiser l’érosion du sol et les dégâts provoqués par les crues d’hiver. C’est également en vue de parer aux aléas du climat israélien que le KKL a établi des barrages du Nord au Sud du pays. La vallée de Jezréel, « silo à grains » d’Israël, a fait l’objet d’une vaste opération de drainage, afin de contrer la salinisation des sols provoquée par des années de culture intensive. Par ailleurs, une partie de la vallée de la Houla, asséchée dans les années cinquante, a été partiellement « ré-inondée » et transformée en réserve naturelle lacustre à fort potentiel touristique. Au total, le KKL a drainé 65 000 ha de terres. Afin de stabiliser les sols, le KKL plante régulièrement des barrières d’arbres entre les champs cultivés ou dans les aires de captation d’eau et ancre les dunes de sable à l’aide d’arbustes.
- Pâturages : l’Autorité des Pâturages, en coordination avec le KKL, le ministère de l’Agriculture et l’Administration des Domaines, gère quelque 200 000 ha de pâturages. Les bénéfices tirés de la pâture contrôlée sont mutuels. Les troupeaux de moutons ou chèvres nettoient le sol forestier tandis que les éleveurs nourrissent leur bétail à moindre coût.
- Lutte contre les parasites, les insectes et les maladies : pour combattre ces fléaux, le KKL plante des espèces résistantes et diversifiées et développe des méthodes de contrôle technique et biologique.
- Recherche et développement : que ce soit dans le domaine de l’agronomie ou dans celui de l’afforestation, le KKL soutient de nombreux projets de recherche de pointe. L’objectif principal est de favoriser l’émergence d’espèces adaptées au climat israélien, en particulier aride, afin de soutenir l’agriculture nationale, d’œuvrer à la protection de l’environnement et de « faire fleurir le désert ».
- La construction routière : en coopération avec les autorités de l’État, le KKL a construit plus de 7000 km de routes. Celles-ci visent à assurer la sécurité des citoyens frontaliers, à désenclaver certaines régions périphériques, à encourager les échanges et le tourisme ou encore à faciliter l’accès aux espaces verts et forêts.
- L’édification d’infrastructures résidentielles et agricoles : depuis sa création, le KKL a réalisé les infrastructures nécessaires à la création de localités rurales et urbaines et de sites agricoles. Fin 2005, l’institution sioniste est d’ailleurs parvenue à réinstaller dans le Néguev, en un temps record, des dizaines de familles évacuées du Gush Katif : logements, voies d’accès, plantations, serres, bâtiments communautaires, rien n’a été laissé au hasard, malgré l’urgence, pour donner à ces personnes déracinées les moyens de reconstruire leur vie.
- Le développement de projets touristiques : fortement attaché à l’histoire et à la mémoire, le KKL se fait fort de mettre en valeur les vestiges de l’histoire nationale (Beth Shean…). Il s’implique également dans le soutien au tourisme « vert », source de revenus appréciable pour les habitants des régions dites « périphériques ».

L’ARBRE

Israël est le seul pays au monde qui compte plus d’arbres aujourd’hui qu’il y a cinquante ans. Figure emblématique du KKL, l’arbre constitue l’une de ses principales vocations. C’est ainsi que l’institution sioniste a planté, depuis ses premières initiatives dans la forêt de Ben Shemen, plus de 230 millions d’arbres, sur une surface de 100 000 ha et entretenu 40 000 ha de bois méditerranéens naturels. Chaque année, le KKL produit et plante trois millions d’arbres et arbustes. Les forêts israéliennes sont essentiellement composées de pins, mais aussi de caroubiers, térébinthes, cyprès, eucalyptus, tamaris et acacias bleus, qui conviennent mieux aux sols salins du Néguev et de la Arava. Ces millions d’arbres ont contribué à adoucir le climat et préserver les sols contre l’érosion, sans compter qu’ils participent chaque jour à l’amélioration de la qualité de vie environnementale des citoyens israéliens. kkl - les arbres israel
À ce titre, le KKL compte à son actif plus de 400 parcs, forêts et « ceintures vertes », de 2 à 200 ha environ, pourvus de toutes les infrastructures nécessaires à l’accueil des promeneurs, familles, écoliers, soldats, nouveaux immigrants, personnes handicapées… : aires récréatives pour les enfants, sites de pique-nique, allées pavées accessibles aux fauteuils roulant, activités ludiques et sportives, points d’eau, panorama, centres d’informations, etc. Chaque année, douze à quinze millions de visiteurs se rendent dans ces parcs et forêts, notamment le shabbat, lors des fêtes et des vacances scolaires. Parmi les plus populaires, citons : les parcs de Goren, Ein Zetim, Givat Hamor et Tsippori en Galilée ; les parcs de l’Indépendance américaine, Gilo et Ramot dans la région de Jérusalem ; la forêt de Ben Shemen près de Lod ; les forêts de Lahav et Yatir dans le nord du Néguev, etc.
La gestion des espaces forestiers permet au KKL de produire du bois. La quantité de bois récoltée chaque année dans le cadre des travaux d’élagage s’élève à plus de 125 000 tonnes, exploitées par diverses industries locales. Malgré ses efforts d’entretien, le KKL doit faire face aux risques d’incendies, parfois d’origine criminelle. Pour mieux combattre le feu, le KKL dispose d’équipes spécialisées en constante alerte, de véhicules d’extinction tout-terrain, d’un réseau national de tours de contrôle et d’un centre perfectionné, situé à Yokneam, qui enregistre les informations sur le terrain 24 heures sur 24, en coordination avec la police, l’armée, les pompiers et des unités aériennes spéciales. Pour faciliter l’accès des brigades anti-incendie aux éventuels sinistres, le KKL a construit des routes d’accès dans les forêts. Par ailleurs, l’institution sioniste mène des campagnes de sensibilisation du public dans les écoles et les médias.

L’EAU

Israël souffre d’une pénurie chronique en eau. Ses trois principaux aquifères (l’aquifère côtier, l’aquifère des collines de Judée et l’aquifère composé de l’ensemble lac de Tibériade, Jourdain et ses affluents), dont les ressources sont partagées avec ses voisins, supportent difficilement la pression imposée par les besoins de populations en croissance humaine et économique. La surexploitation des nappes phréatiques entraîne un taux de salinité excessif des eaux, ainsi qu’une dégradation certaine de l’environnement. Les activités humaines, notamment agricoles, tributaires de ces ressources, sont tenues de respecter des quotas préjudiciables à leur expansion.

kkl - l'eau israel Afin de mieux gérer le volume d’eau disponible et de dégager des ressources supplémentaires, le KKL s’est spécialisé dans le stockage des eaux de pluies et le recyclage des eaux usées. La construction de plus de 170 barrages (nahal Hayoun, nahal Boker…) et réservoirs d’eau (Bessor, Beth Shean…) a permis d’irriguer des centaines d’hectares de cultures et de réserver les eaux potables à la consommation humaine et au réseau urbain. Ainsi, les pluies – parfois diluviennes – de l’hiver, qui se déversaient jusqu’alors dans la mer sans avoir pu profiter aux nappes phréatiques, sont recueillies en prévision de la sécheresse estivale. De même, les eaux usées, retraitées par le KKL, permettent d’irriguer une agriculture nationale sans cesse plus performante.

En outre, la réhabilitation des rivières polluées (nahal Alexander…) et les travaux de drainage opérés par le KKL participent à l’amélioration de la gestion des eaux du pays.

SYMBOLES ET TRADITIONS

Parce que son succès repose sur la participation du peuple juif tout entier au projet sioniste, le KKL entretient avec la diaspora un lien fidèle et privilégié. C’est ainsi qu’au cœur de cette relation sans équivalent, des traditions à forte valeur symbolique ont vu le jour et sont perpétuées jusqu’à ce jour.
Le tronc bleu : diffusé pour la première fois en 1904, le tronc bleu du KKL permit à des millions de Juifs de concrétiser leur attachement à la terre de leurs ancêtres par une contribution personnelle, aussi modeste fût-elle. Cette petite boîte en fer blanc rendit le sionisme accessible à tous. Présentant, sur l’une de ses faces, la carte des terres rachetées par le KKL, le tronc servit en outre d’outil pédagogique : à chaque nouvelle édition, l’étendue croissante de la propriété juive en Eretz Israël rendait compte des progrès réalisés par le KKL et au nom du peuple juif. Aujourd’hui encore, il est considéré comme l’un des symboles les plus forts du sionisme en actes.
Les timbres : depuis 1902, date à laquelle fut imprimé le premier timbre « de Sion » à l’occasion du premier anniversaire de la création du KKL, ce dernier a émis plus de 4000 timbres d'intérêt historique et philatélique, qui contribuèrent à populariser le sionisme. Fêtes juives, figures bibliques, dirigeants sionistes, personnalités juives de l'art et de la science, événements de l’histoire d’Israël furent (et sont toujours !) autant de prétextes à l’émission de timbres commémoratifs. Du reste, en 1948, les timbres du KKL ont été, pour quelques mois, officiellement utilisés par la toute jeune poste israélienne. Désormais objets de collection, les timbres du KKL figurent en bonne place dans les expositions internationales en Europe et en Amérique du Nord.
Les Livres d’honneur : chroniques vivantes de l’histoire juive du XXeet du XXIesiècles, les Livres d’honneur du KKL comptent plus de 500 000 inscriptions. Inaugurés par le Livre d’Or de 1902, ces registres commémorent les grands événements et personnages liés à l’histoire d’Israël. La première inscription fut réalisée par Theodor Herzl à la mémoire du « père » du KKL, Hermann Tsvi Shapira. Depuis lors, des centaines de milliers d’hommes et femmes ont rejoint les têtes couronnées, hommes d’État et autres figures de renom honorées par le peuple juif. Au fil des années, le KKL a ouvert des livres supplémentaires à destination de tous : le Livre des Enfants, le Livre des Bar/Bath Mitsva, le Livre des Mariages, le Livre des Plantations, le Livre des Dons et le Livre de l’Alya.
La plantation individuelle : quiconque habite ou visite Israël peut y planter un arbre de ses propres mains, en l’honneur ou à la mémoire d’amis, de proches ou de personnalités. Plus de 50 000 arbres sont ainsi plantés, chaque année, dans les cinq centres de plantation du pays, aussi bien par des particuliers que par des invités officiels.

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